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 Entrainement Libre n°1 : Vaincre ses peurs

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MessageSujet: Entrainement Libre n°1 : Vaincre ses peurs   Mar 28 Aoû - 23:37

    Entrainement Libre n°1 : Vaincre ses peurs


    - Bonjour à tous. Nous voilà aujourd'hui réunis, les quatre sections du Centre, pour s'entrainer. Cette situation est peut-être nouvelle pour vous ; prenez cela comme un avantage. Faites ce qu'on vous demande et juste ce qu'on vous demande. (Elle marqua une pause.) Bien. Le but de cet entrainement est simple : vaincre ses peurs. Vous attendrez dans cette salle que votre nom soit appelé avant d'aller en salle de simulation. Bonne chance.

    L'entraineuse sortit puis s'engouffra dans une petite pièce, à droite de celle qu'elle venait de quitter. Une dizaine d'ordinateurs était allumés, certains écrans étaient remplis de lettres qui formaient des mots incompréhensibles, d'autres montraient la salle de simulation vide, à quelques pas de là et d'autres encore diverses paysages de simulation pour la salle.
    La jeune femme sentait qu'elle allait bien s'amuser, à regarder comment les enfants allaient se sortir de leurs peurs, avec le peu d'informations qu'elle leur avait fourni.

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Catherine Desplat
Dans ma bulle...

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MessageSujet: Entrainement libre n°1: Catherine Desplat   Dim 2 Sep - 23:23

Catherine était assise dans la salle d'attente, avec plusieurs autres étudiants du centre. Il y en avait de tout âge, et de tout types de dons.

Elle était assez intriguée par cet entrainement hors du commun et se demandait à quoi s'attendre... "Faire face à ses peurs, avait dit l'entraineuse: voilà qui ne présageait rien de bon.

Et puis ce fut son tour. A l'appel de son nom, elle se leva et avança vers la porte de la salle de simulation. Elle eut juste le temps de voir Louminéa, la fille qu'elle avait rencontrée peu te templs auparavant, lui sourire d'un air encourageant... Elle entra...

... et puis plus rien. La salle était plongée dans une obscurité totale: il y reignait un silence de cathédrale. il faisait très froid et ça sentait le renfrmé: il reignait partout une très forte humidité. La jeune fille tendit sa main devant elle: impossible de distinguer ses doigts. Elle tenta de maitriser son appréhension et se prépara au pire. Qu'allait-il se passer maintenant? Une attaque soudaine, une brusque apparition du décor? Etait-ce une sorte de bug, ce trou noir? Elle imagina une quinzaine de scientifiques et d'entraineurs gesticulants autours d'un écran d'ordinateurs, en train de réfléchir à la façon de réparer cette illusion déficiente. Loin de la faire sourire, cette vision la glaça: combien de temps allait-elle passer seule ici?

-"Tu vois quelque chose, Klaus? A ton avis que ce passe-t-til?"
-"..."
-"Réponds moi, Klaus, je t'en prie!"
-"Oui, oui. J'ai peut-être... Bon, écoute, calmons nous et attendons de voir ce qui se passe."


Elle décida de s'asseoir par terre. A tatons, elle parvint à poser les genous sur un sol froid et humide. Puis, alors qu'elle allait commencer à se calmer, sa main entra en contact avec une chose liquide.

-"Aaaaaah!"

Elle n'avait pas pu s'empécher de crier, par surprise et par dégout. Ce n'était pas un cri avec une propriété spéciale, comme son don le lui permettait. Elle se releva prestement et s'éloigna de l'endroit, quand brusquement le sol se déroba sous ses pieds... Elle s'effondra plus bas. De quelle hauteur avait-elle chuté? Elle aurait été incapable de le dire... Il faisait si noir.

Elle se massa le dos, sa cuisse gauche lui faisait très mal. Elle hasarda un doigt le long de sa peau meurtie.

-"Aah!"

Cri de douleur, cette fois - ce qui ne l'empecha pas de remarquer se qu'elle n'avait pas osé remarquer à son premier cri: ça résonnait.

-"Ca va Cathy?"
-"Oui, ce n'est rien, ce n'est rien... Mais tu as entendu comme ça résonne ici, c'est bizarre, où sommes-nous exactement?"
-"Catherine, n'y pense même pas. Tout va bien."
-"Klaus, cette odeur me rapelle quelque chose."
-"Je ne vois pas de quoi tu parle!"
-"Quand je n'était pas au centre... (c'était difficile pour elle de remonter ainsi dans ses souvenirs.)... Ma mère et ma tante m'avaient emmennée voir une grotte, avec ma soeur... Tout était éclairé... Il faisait froid, ça sentait cette odeur... Et puis, soudainement, les lumières se sont éteintes... il faisait noir comme ça... (à présente Catherine trempblait très franchement." On est dans une grotte, Klaus! On est seuls dans une grotte!"


Catherine tremblait fortement à présent, autant à cause du froid que de la peur.

-"Mais comment veulent-ils, comment veulent-ils que je sorte de là seule? On a rien, zéro matériel, on ne voit rien du tout par ici... On va crever dans ce trou à rats, c'est sûr!"
-"Ne t'en fait pas."
-"Ne t'en fait pas! Tout va bien! Calmons-nous! Tu en as vraiment de bonnes toi! Tu as vu ou nous sommes? Au moins, les autres étudients, ils ont des eeluts au sang chaud qui peuvent les réchauffer, mais essaie donc te réchauffer grâce à un scarabée!"


Klaus ne répondit pas, sans doute faché par cette remarque injuste. Catherine ne l'aurait certainement pas attaqué ainsi en temps normal, mais cette situation la stressait énormément et l'agressivité était une façon comme une autre de se lacher.

Mais rien ne se passait. Depuis combien de temps était-elle ici, immobile? Elle avait toujours la peur au ventre.


. -"Klaus?"
-"..."
-"Je vais tenter d'évaluer la taille de cette grotte."
-"..."
-"En faisant résonner ma voix. J'ai déjà essayer, avec des résultats mitigés mais parfois sa marche. Je crois que ça pourrait être une sorte d'extension de mon don."
-"..."
-"Bon, je suis désolée de t'avoir attaqué. Les scarabées, c'est génial."
-"Heureux que tu l'admettes."


Elle songea qu'au lieu de Klaus, son eeluts aurait du s'appeller Cyanure. Il en avait la propriété et le cynisme.

-"Parce qu"on considère que le cyanure est cynique?", lui demanda le scarabée dans son esprit.
-"Evidemment. Tu as vu comme les mots se ressemblent?"
-"Ca ne prouve rien. Les mots "chance" et "centre" se ressemblent rigoureusement et pourtant ils n'on rien à voir entre eux"

En entandant ces mots, la jeune fille commença par rester bouche bée. Puis, à sa grande surprise, cette attaque contre le centre, envers lequel elle ne manifestait pourtant aucune haine, la fit éclater de rire... Un rire nerveux, sans aucun doute, mais qui lui permit un instant d'oublier sa peur...

...et...

... le décor changea brusquement. Une brusque lumière brûla les yeux de Catherine. Il faisait chaud à présent, très chaud: quelle transition! Elle se demandait un peu pourquoi le décor avait changé. Qu'avait-elle fait exactement pour contenter les entraineurs qui devaient la regarder en ce moment? Elle n'avait fait qu'éclater de rire!

-"C'est aléatoire, votre truc, ou pas?", demanda-t-elle à la cantonnade. Evidemment, pas de réponse. Alors elle s'immobilisa, les yeux fermés, à enntendre qu'ils se fassent à la lumière intense.

Voilà un certain temps que ses yeux c'étaient habitués à la lumière, mais elle n'osait pas les ouvrir. Après la séance dans la grotte, elle avait vraiment peur de ce qu'elle pourrait découvrir.

-"Des varans."
-"Quoi?"
-"J'ai regardé, moi. Ce sont des varans. Des dragons de Komodo. Je te l'ai dit car ça ne sert à tien de te cacher les yeux. "Faire face à ces peurs", pas "éviter ses peurs". Ouvre les yeux, Cath'."

De toute façon, elle n'avait plus le choix. Elle ouvrit les yeux. Il étaient bien là, l'entourrant: une trentaine d'horribles varans de 3 mètres de longs... Catherine, surtout suite à l'angoisse de la grotte, n'était pas trop en état de supporter cette vue. Ces sales bêtes avaient la bouche tellement pourrie et sale qu'ils empoisonnaient ceux qui les mordaient et causaient leur mort.

-"Ecoute, Catherine..."

Heureusement, vraiment, que son eelut était là.

-"Ce n'est pas comme dans la grotte. Eux ils sont vivants. Tu peux les neutraliser avec ta voix. Et en plus, ils ne sont même pas agressifs."
-"Oui.c'est vrai."

Elle se calmait, maintenant.Elle commença à crier. Parmis ses premiers exercices, quand elle ne faisait que commencer à utiliser son don, il y en avait un qui consistait à faire s'évannouir des lézards. Or ces varans n'étaient jamais que de gros lézards. Le cris sortait de sa bouche, un bruit innofenssif pour les humain mais fatal pour ces grosses bêtes. Elle criait, criait toujours, avec de plus en plus de confiance. Devant elle, les animaux semblaient au plus mal, donnant de violents coups de queue, faisant claquer leurs machoirs, inutile, inutile! Ils tombaient, voilà, ils tombaient comme des mouche. Elle n'avait aucun remord. D'abord, elle ne les tuait pas; ensuite, ils n'étaient pas réels. Le cri s'arètta. Elle aurais encore pu hurler longtemps, mais c'était inutile. Les lézards ne bougeaient plus.

Et elle se mit à s'enfoncer dans le sol.

Il n'y avait plus de varans autour, juste le sol qui semblait vouloir l'avaler. Des sables mouvants. Mais Catherine était encore grisée par sa victoire contre les dragons de Komodo. Le décor changea très vite. Son eelut n'avait même pas eu besoin de l'aider. Elle n'avait pourant rien fait sur un plan pratique, et c'était contentée de réfléchir posément.

Le changement entre l'étau des sables mouvents et la chute libre du décor suivant fut si rapide qu'elle en fit presque une crise cardiaque. En bas, le sol s'approchait. Beaucoup trop vite à son gout. Son coeur battait la chamade.

Voilà longtemps qu'elle tombait, trop longtemps pour une chute, semblait-il. Mais son coeur battait toujours à lui faire mal. Le vent sifflait à ses oreilles, elle entendait vaguement la voix de Klaus dans sa tête mais n'y prêta pas attention. Son cerveau était remplit d'une sensation très étrange. presque grisante. Presqu'inconsciement, elle ouvrit les bras. Le sol avançait toujours aussi vite, mais paradoxalement il semblait aussi loin que tout à l'heure, comment était-ce possible? Elle ne comprennait pas, n'y pensait même pas. L'Envol! Combien de fois avait elle rêvé de voler?

Elle ferma les yeux. Voilà, elle volait. Ca devait étra la même sensation...

Elle entra brusquement en contact avec le sol. Rebondit. Rebondit encore. Curieux comme ce sol ressemblait à un trampoline. La même flexibilité, la même température... La même odeur aussi. Elle ouvrit les yeux.

Elle était bien sur un trampoline, allongée sur son ventre. Il bougeait encore légerrement, trop peu pour l'empecher de se retourner et de regarder le ciel - ou plutôt le plafond. Il n'y avait pas de ciel. Tout n'est qu'illusion, Catherine. Elle avait très mal à la tête et se jambes tremblaient. Mais elle avait la sensation du travail accompli. Elle avait passé le test avec succès. Il n'y avait plus de visions horrribles, plus rien. Elle remarqua une porte. Se dirigea vers elle en tramblant et ouvrit.

Des étudiants assis dans la salle d'attente la regardaient attentivement. Soulagement immédiat. Elle avait bel et bien réussi.

Elle s'avança vers un siége libre et s'y affala. Elle quittrait la salle aprés, en ce moment tout ce dont elle avait besoin c'était de repos. Elle rejeta sa tête en arrière et souffla un bon coup. Enfin le calme.


Dernière édition par Catherine Desplat le Mar 4 Sep - 8:12, édité 4 fois
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Louminéa
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MessageSujet: Re: Entrainement Libre n°1 : Vaincre ses peurs   Lun 3 Sep - 1:57

Vaincre ses peurs? Humm, me dis-je intérieurement...

-Quoi, me demanda Ivoire?

Je secouais la tête en signe de négation et mon ventre se noua d'appréhension... Qu'allait-il se passer? Il faut l'avouer j'étais morte de stresse et Ivoire ne mettais pas d'une très grande aide pour l'instant... Quand Catherine fut appelé la première je soupirais de soulagement mais jetais un regard encouragent à mon amie qui était assise à deux chaises de la mienne. La pauvre, pensais-je au fin fond de moi même. Je plaçais une main sur mon front et malaxais ce dernier en fermant les yeux tellement j'étais pas bien. L'exercice allait se montrer difficile si je me comportais comme ça! Ivoire posa sa tête sur mes pieds et son souffle chaud sur ma peau me détendit un peu. Le pire c'était que la salle de simulation était entièrement isolée et que donc nous ne pouvions entendre Catherine, si elle allait bien ou non, comment ça se passait pour elle? Evidement Ivoire entendis mes pensée et rajouta son grain de sel:

-Tant fait pas pour elle... Cette jeune fille est forte!

-J'espère, répliquais-je cinglante!

J'attendis patiemment mon tour mais Catherine ne revenait pas... C'était dont si difficile? Ou est es-ce juste pour elle que ça se compliquait? Je ne sais pas mais une horrible boule de mélange entre peur et stresse prit place, bien nichée, dans mon ventre.
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Diana Luyen
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MessageSujet: Re: Entrainement Libre n°1 : Vaincre ses peurs   Sam 2 Fév - 2:48

    J'avais déjà assisté à des simulations. Je savais ce que c'était et ce qu'il fallait faire, j'étais habituée. Néanmoins, je ne pouvais m'empêcher d'appréhender. Que se passerait-il si mes peurs parlaient de mon projet avec Léandre ? Comme d'habitude, une entraineuse nous adressa quelques mots, qui ne nous serviront à rien. Les petits nouveaux, qui ne connaissaient pas encore la salle de simulation, ne sauront assurément pas quoi faire une fois là-dedans. Pourtant, c'était simple, il suffisait de se calmer.
    Les élèves commencèrent à défiler par la porte et, peu à peu, la pièce se vida. Est-ce que Léandre était présent ? Est-ce qu'il allait me voir, moi et mes peurs ? Je n'espérais pas, franchement. Je resserrai mes doigts autour de mon genou pour m'empêcher de trembler. Stop, ce n'est qu'un mauvais moment à passer, mais ça va passer.

      – Diana Luyen.


    Je me relevai le plus naturellement possible et sortis, sous les tristes regards de quelques gamins. Aussitôt, un agent me prit par le bras et m'entraina dans une autre pièce, refermant vivement la porte derrière moi. J'étais seule, dans le noir. Ça allait commencer.
    La lumière s'alluma soudain. À moins que ce ne soit le soleil, parce que je ne vis plus aucune trace de la salle. J'étais sur un pont, près de bancs inoccupés. Sur ma gauche, la mer. Sur ma droite, une fête foraine désertée. Devant moi, un homme. Je m'approchai, lentement d'abord et puis, un peu plus vite. Son visage me disait quelque chose, sans que j'arrive à mettre un nom dessus. La trentaine, une barbe broussailleuse tout autour de sa bouche et des yeux.. sages, calmes, doux.

      – Papa ?


    Je l'avais déjà vu. Je savais qui il était. Je m'arrêtai net, en plein milieu de l'allée. Il me souriait, il n'avait pas l'air perturbé. Rien, juste heureux de me voir. Que faisait-il là ? Pourquoi ne faisait-il rien ?... C'était trop bizarre, ce n'était pas normal. Ce n'était pas lui.

      – Bonjour Diana. Viens, approche-toi. Je suis tellement content de te voir, pas toi ?

      – Qu'est-ce qui te prend, qu'est-ce que tu fais là ? Qu'est-ce que tu fais là après toutes ces années ? Tu faisais quoi Papa ?


    Je ne devrais même pas l'appeler Papa, ce n'était que mon géniteur après tout. Mais par-dessus la colère, que je dressais comme une protection, se cachait la peur.

      – Ne prends pas ce ton là, je voudrais réparer mon erreur.

      – Quelle erreur ?


    Je savais précisément de quoi il voulait parler, je lui avais déjà posé la question maintes et maintes fois et j'avais eu le même nombre de réponses. Mais comme une vidéo en Replay, ça recommençait à chaque fois.

      – Je ne vous ai pas abandonné, si c'est ça que tu penses. On l'a kidnappé. Quant à toi, ce n'est pas moi qui ai décidé de faire ça.

      – Qui ? Qui est-ce qu'on a kidnappé ?


    Il fit un pas vers moi, puis deux, trois et se mit à marcher en tendant la main. Il me faisait peur, je ne voulais pas la saisir, il me faisait frissonner. Qu'est-ce qu'il se passerait, si je m'avançais et me livrais à lui ?

      – Tu n'as pas à avoir peur, elle est en sécurité.

      – Qui ?


    Je restai de marbre - j'essayais -, le regard plongé dans le sien. Il ne fallait pas que je cède. Je fis un pas en arrière lorsqu'il arriva à ma hauteur et faillis trébucher sur quelque chose qui trainait là. Sa main alla plus vite que la mienne et me rattrapa par le bras.

      – Je te tiens.


    Non, il ne pouvait pas, je ne pouvais pas, il ne fallait pas. Il me remit sur pieds et posa ses deux paumes sur mes épaules, me faisant fléchir aussitôt les genoux. J'étais en position de soumission, précisément ce que je cherchais à éviter depuis le début. Mais la peur reprit peu à peu le dessus et je me recroquevillai sur moi-même. Non Diana, ne fait pas ça, ressaisis toi ! Mais même les paroles lancées à moi-même ne suffisaient pas à me calmer. Il fallait que je... Que quoi ? Je ne savais plus. Je ne savais plus ni ce qu'il fallait que je fasse ni pourquoi.

      – Viens avec moi, elle t'attend.


    Qui ? était la première pensée qui me traversa l'esprit mais je ne la prononçai pas.

      – Tais-toi.

      – Ne dis pas ça, elle a besoin de toi Diana. C'est ta sœur après tout.

      – Tais-toi !


    Je repoussai les pensées horribles qui m'arrivaient en nombre. Pas ça, pas ça. Je me concentrai sur ma respiration ; inspiration, expiration, inspiration, expiration. Penser à autre chose, ignorer ces mains sur mon corps, cette présence au-dessus de moi. Inspiration, expiration, inspiration, expiration.
    *
    Je ne savais combien de temps s'était écoulé depuis les dernières paroles de mon père, mais lorsque je me relevai, j'eus aussitôt mal aux yeux. Je les avais gardé fermés trop longtemps, visiblement.
    Le paysage avait complètement changé ; j'avais réussi à faire disparaître ma première peur. J'étais à présent dans ce qu'il ressemblait à.. un Laboratoire. Exactement le même genre que ceux du Centre ; des outils, dispersés un peu partout dans la salle et au centre, une chaise longue.

      – Je t'en prie Diana, nous allons commencer si tu le veux bien ?


    Je me retournai. Léandre était là. Vêtu d'un blouse blanche, il couvrait ses mains de gants tout aussi blancs. Commencer ? Mon cœur se mit à battre plus rapidement ; Non, on ne pouvait pas, pas tout de suite, je n'étais pas prête. Commencer quoi ?

      – Allons.


    Malgré cela, je m'allongeai sur la chaise et me laissai faire. Quelque chose me disait qu'il ne fallait pas, il ne m'inspirait pas confiance. Pourtant, ce n'était pas possible ; je pouvais avoir confiance en lui comme il pouvait avoir confiance en moi. On avait longuement parlé de tout ça, on s'y était préparé alors pourquoi ne voulais-je plus ?

      – Tu n'as pas à avoir peur.


    Ses mots me firent réaliser que je tremblai. Pitoyable. Et sans prévenir, Léandre me couvrit le visage d'une sorte de masque, me rendant aveugle. Il faisait noir maintenant, je ne voyais plus rien mais je savais qu'il allait me faire quelque chose ; Panique. Des bribes de paroles me parvinrent mais je ne comprenais rien, je ne voulais rien entendre. Je me mis à me débattre, tellement fort que les fils qui reliaient le masque à une machine faillirent se casser net. Ce n'était pas le cas ; l'objet était juste tombé. Je bougeai plus fortement encore et tant pis si ça faisait mal, tant pis si je brutalisai celui qui voulait me retenir. Il ne pouvait pas me faire ça, je n'étais pas prête, je...

      – Calme toi !


    Mais oui ! C'était ça, la solution pour qu'il ne me fasse rien ! Me calmer, tout simplement. Mais si je me calmais, cela voulait dire qu'il pourrait me faire n'importe quoi... Il fallait que j'ai confiance ; c'était la solution pour sortir de là.
    Je m'arrêtai de bouger et senti enfin la poigne forte qui me clouait à la chaise. Il fallut attendre de longues minutes avant qu'elle ne se desserre, et lorsque ce fut le cas, je restai immobile. Même si mon cœur battait à tout rompre, j'essayai de réfréner cette envie de partir d'ici.

    Et le paysage changea. Je sursautai. Un homme se tenait face à moi, à quelques centimètres de mon visage. Si proche que je reculai et en percutai un autre. Qu'est-ce que... ? Les cheveux noirs, le teint sombre, ils baissaient légèrement la tête, de sorte que leur regard, déjà noir et plein de haine, faisait d'autant plus peur. Je me retournai ; j'étais encerclé. Les étudiés ne m'offraient qu'une sortie, petite, mais assez grande cependant pour que je m'y glisse. Certains voulurent me ramener au centre de leur cercle, mais en les poussant fortement, je réussis à ma dégager. Ils se retournèrent. Ils n'avaient pas l'air très content. Mais soulagement pour moi, ils étaient attachés et ne pouvaient que s'entailler la peau avec les chaînes qui frottaient leur épiderme. Ils se déchainaient, criaient, se bataillaient. Me sortir de leur cercle n'avait servi à rien ; nous étions enfermé, eux et moi, dans une petite salle. Juste assez grande pour nous retenir. Et plus ça allait, plus ils se blessaient, plus ils se rapprochaient. Je fis face au mur et tentai de l'escalader ; inutile, il était parfaitement lisse et glissant.
    Un Étudié me saisit par le bras et ma réaction fut immédiate ; ma main saisit son poignet et serrai comme jamais. Et il ne se passa... rien. Au contraire, l'homme redoubla de force et se dégagea brutalement. Ça ne lui avait rien fait. Mon pouvoir ne.. marchait plus. Impossible. Je réessayai, saisissant le premier poignet qui me venait ; mais ça ne faisait toujours aucun effet sur la victime. Je paniquai. Ils étaient si proches, si dangereux, si... Étudiés.

      – Calme toi !


    Les mots de Léandre me revinrent. Lui et eux ne faisaient parti que d'une simulation, mais ils disaient vrai. Je fermai les yeux, seul moyen de me sortir de cet enfer, et tentai de calmer ma respiration. Je les sentais toujours, qui posait leurs mains sur moi, qui me tiraient vers eux, qui me faisaient mal. Mais je ne bougeai pas. Je me laissai aller, passer de bras en bras, ballotter. Et je repoussai tant bien que mal ce dégout, cette envie de partir en courant. Just, rester forte.

    Et soudain ils ne me tenaient plus.



Booon, en principe ce rp n'est pas fini mais j'crois qu'il ne le sera jamais. Donc je le poste quand même quoi.

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Blue Sand
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MessageSujet: Re: Entrainement Libre n°1 : Vaincre ses peurs   Mer 6 Mar - 1:54

[Petite question : est ce que par hasard cet entraînement s'inspirerait de la saga Divergente ? ^^]


- Lou Ange.

Lou se leva, nerveuse, et se dirigea vers l'entrée de la salle.
Elle allait devoir vaincre ses peurs. Elle frissonna et se força à réfléchir. De quoi avait-elle réellement peur ? Un sentiment vague et désagréable l'envahissait lorsqu'elle se posait cette question, faisant resurgir des images qu'elle aurait préféré oublier. Mais pour ce qui était de reformuler concrètement ces peurs, c'était autre chose. Les humains ont peur de l'inconnu. Et, malheureusement, Lou était humaine. Paradoxalement, elle entra donc dans cette "salle des peurs" avec déjà un noeud au ventre. Mais elle ne savait pas que ce n'était rien comparé à ce qui allait suivre...

Peur n°1

Le coeur battant, Lou s'avança au centre de la pièce, et la porte se referma derrière elle.
Presque aussitôt, les murs gris de la salle s'effacèrent, laissant place à un vertigineux paysage de montagne. Elle se trouvait sur une falaise qui semblait avancer vers le vide. Tout autour d'elle les montagnes semblaient à la fois proches et lointaines, immenses et minuscules. Lou sentit sa tête tourner. Elle n'avait jamais eu réellement le vertige, mais cette immensité l'étourdissait, elle se sentait ridiculement petite et impuissante. Elle avait l'impression que le moindre courant d'air lui ferait perdre l'équilibre. Elle avait d'ailleurs l'impression que le sol commençait à bouger sous ses pieds. Non. Ce n'était pas qu'une impression. Elle se rendit compte que la falaise s'inclinait progressivement, plongeant vers le sol si lointain. Elle fit volte-face pour tenter de fuir, mais réalisa qu'elle était au milieu de tout, au milieu de rien. Elle n'avait aucune possibilité de fuite. Elle le sol s'inclinait, s'inclinait... Lou finit par perdre l'équilibre, et se sentit glisser vers le bord de la falaise, entraînée par la pente. Son coeur battait la chamade, et elle fut prise de nausée. Elle n'avait rien pour s'accrocher ou se retenir, elle allait tomber. Elle s'efforça de se concentrer. Mais son esprit restait confus, et elle était incapable de se souvenir de quoique ce soit. Elle ne pensait qu'à la chute qui l'attendait, et à laquelle elle ne pouvait pas échapper. Mais ce n'était pas tant la peur de sombrer qui la faisait perdre ses moyens : c'était le fait de ne rien pouvoir faire pour empêcher sa chute. Oui, c'était cela : l'impuissance. Lorsqu'elle faisait ce cauchemar, elle ne se réveillait jamais en sursaut : il s'arrêtait lorsqu'elle commençait à tomber, la laissant essoufflée et terrorisée.
Il fallait qu'elle s'empêche de tomber. Elle le pouvait. Elle le devait. Une falaise ne pouvait pas être entièrement lisse, il y avait forcément quelque chose pour se retenir. Elle aperçut soudainement une prise, et s'y accrocha. Puis une autre. Lorsqu'elle eut réussi à trouver des prises assez confortables, son coeur cessa de battre dans ses tempes.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, le décor avait changé.

***

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Entrainement Libre n°1 : Vaincre ses peurs

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